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Covid-19 : baisse de 46 % des recettes totales du secteur aérien prévue pour 2021 (IATA)

Paris - Publié le mercredi 28 octobre 2020 à  9 h 59 - n° 197503 Une baisse de 46 % des recettes totales du secteur en 2021 par rapport à 2019 (838 Md$ de chiffre d’affaires), tel est le montant estimé par l’IATAIATAAssociation internationale du transport aérien - International Air Transport Association dans une étude publiée le 27/10/2020.

« Le quatrième trimestre 2020 sera extrêmement difficile et rien n’indique que le premier semestre 2021 sera nettement meilleur, tant que les frontières resteront fermées et/ou que les quarantaines à l’arrivée seront en place. Sans aide financière supplémentaire du Gouvernement, la compagnie aérienne médiane ne dispose plus que de 8,5 mois de liquidités au rythme actuel d’absorption. Et nous ne pouvons pas réduire les coûts assez rapidement pour rattraper la baisse des recettes », indique Alexandre de JuniacAlexandre de Juniac, directeur général et PDG de l’IATA.

Une analyse précédente prévoyait une baisse des recettes d’environ 29 % par rapport à 2019. Elle s’appuyait sur les prévisions de reprise de la demande à partir du quatrième trimestre 2020. Toutefois, celle-ci a été retardée en raison des nouvelles vagues épidémiques de Covid-19 et des restrictions de voyage imposées par les gouvernements. 

En 2020, une baisse de 66 % du trafic est attendue par rapport à 2019, avec une diminution de 68 % de la demande sur le mois de décembre.
© Pixabay
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Surcoûts des compagnies aériennes

  • 50 % des coûts des compagnies sont fixes ou semi-fixes,
  • Baisse de 48 % des coûts d’exploitation au deuxième trimestre 2020 par rapport à 2019,
  • Baisse de 73 % des recettes d’exploitation au deuxième trimestre 2020 par rapport à 2019,
  • Augmentation des coûts unitaires estimée à environ 40 % au troisième trimestre 2020 par rapport à 2019 (en raison de la diminution des capacités des compagnies aériennes).

Réduire les coûts unitaires pour neutraliser l'érosion des liquidités

  • L’IATA estime que les coûts unitaires devront baisser de 30 % par rapport au coût moyen par passager en 2020 si les compagnies veulent atteindre le seuil de rentabilité et neutraliser l'érosion de leurs liquidités. Cette baisse sans précédent est considérée comme impossible à atteindre sans réduction de l’emploi. L’IATA a donc réitéré son appel à des mesures gouvernementales pour soutenir les compagnies aériennes et éviter les licenciements massifs.

Les facteurs pris en compte dans l’analyse

  • Chute de 90 % de la demande internationale,
  • Des milliers d’avions stationnés,
  • Transfert des activités vers les vols court-courriers lorsque cela était possible,
  • Davantage d’avions pour exploiter le réseau, la distance moyenne parcourue ayant fortement diminué,
  • Baisse de 62 % de la capacité en vol (siège-kilomètre) par rapport à janvier 2019 contre une diminution de la flotte en service de 21 % seulement,
  • Environ 60 % de la flotte mondiale d’avions est louée.

Le carburant est le seul point positif soulevé par l’IATA avec une baisse des prix de 42 % par rapport à 2019. Ils devraient néanmoins augmenter l’année prochaine, car l’accroissement de l’activité économique fait augmenter la demande d'énergie. 

Conclusions de l’IATA

  • Selon l’IATA, le maintien du niveau de productivité de la main-d'œuvre de 2019 nécessiterait une réduction de l’emploi de 40 %. D’autres pertes d’emplois ou réductions de salaires seraient nécessaires pour ramener les coûts unitaires de la main-d'œuvre au point le plus bas de ces dernières années, soit une réduction de 52 % par rapport aux niveaux du troisième trimestre 2020. Même si cette réduction sans précédent des coûts de la main-d'œuvre était réalisée, les coûts totaux seront toujours supérieurs aux recettes en 2021, et les compagnies aériennes continueront à brûler les liquidités.
  • « Si les gouvernements n’agissent pas rapidement, quelque 1,3 million d’emplois dans le secteur aérien sont menacés. Et cela aurait un effet domino mettant en danger 3,5 millions d’emplois supplémentaires dans le secteur de l’aviation ainsi qu’un total de 46 millions de personnes dans l'économie au sens large dont les emplois sont soutenus par l’aviation. En outre, la perte de connectivité aérienne aura un impact dramatique sur le PIB mondial, menaçant 1,8 trillion de dollars d’activité économique. Les gouvernements doivent prendre des mesures fermes pour éviter cette catastrophe économique et sociale imminente. Ils doivent prendre des mesures d’aide financière supplémentaires. Et ils doivent recourir aux tests Covid-19 systématiques pour rouvrir les frontières en toute sécurité et sans quarantaine », recommande Alexandre de Juniac.
Alexandre de Juniac
Fiche n° 41468, créée le 27/10/20 à 17:09 - MàJ le 26/11/20 à 09:22

Alexandre de Juniac



Parcours Depuis Jusqu'à
Association internationale du transport aérien
Directeur général et CEO Septembre 2016 à Mars 2021
Septembre 2016 Mars 2021
Groupe Air France-KLM
Chairman et CEO 2013 à 2016
2013 2016
Air France
Chairman et CEO 2011 à 2013
2011 2013

Association internationale du transport aérien
Fiche n° 10584, créée le 08/10/20 à 14:01 - MàJ le 26/11/20 à 09:37

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• Organisation commerciale internationale réunissant les sociétés de transport aérien (International Air Transport Association)
• Création : avril 1945
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- représenter le secteur aérien
- développer des normes commerciales
- fournir un soutien aux acteurs du secteur
• Siège : Montréal (Canada)
• Membres : 297 entreprises aériennes (2020)
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