Solution IA Ally : « Utiliser WhatsApp évite de télécharger une application » (Anne Malagie, BeTomorrow)

News Tank Mobilités - Paris - Entretien n°448942 - Publié le
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Anne Malagie, product strategist chez BeTomorrow - ©  Julien Calvin Dumas

« En ayant recours à la solution IA Intelligence artificielle Ally Mobility sur WhatsApp, cela évite de devoir télécharger une application dédiée, une démarche qui peut sembler contraignante pour un usage ponctuel, par exemple lors d’un séjour de quelques jours », déclare Anne Malagie, product strategist chez BeTomorrow, à News Tank le 22/07/2026.

« Ally Mobility est une solution fondée sur l’IA développée par BeTomorrow pour faciliter et enrichir l’expérience des voyageurs dans les réseaux de transport collectif. Accessible notamment depuis WhatsApp, mais également intégrable à un site web, une application mobile ou d’autres canaux de relation voyageurs, elle peut renseigner sur les horaires, les prochains passages, les itinéraires et les perturbations en temps réel. »

« Notre ambition est de déployer Ally dans un grand nombre de réseaux. Nous échangeons déjà avec plusieurs métropoles et opérateurs qui réfléchissent à l’évolution de leurs applications mobiles et à la manière d’y intégrer l’intelligence artificielle : sous la forme d’une interface entièrement pilotée par l’IA ou d’un modèle hybride. »

Anne Malagie répond aux questions de News Tank.


« La recherche d’itinéraire arrive en tête des usages » (Anne Malagie, BeTomorrow)

Dévoilé lors du salon Mobco en juin 2026, l’agent Ally Mobility développé par l’ASN Agence de services numériques BeTomorrow promet une information voyageurs plus fluide, inclusive et accessible pour les voyageurs. Pouvez-vous nous présenter cette solution ?

Ally Mobility est une solution fondée sur l’intelligence artificielle, développée par BeTomorrow pour faciliter et enrichir l’expérience des voyageurs dans les réseaux de transport collectif.

Accessible notamment depuis WhatsApp, mais également intégrable à un site web, une application mobile ou d’autres canaux de relation voyageurs, ALLY peut renseigner sur les horaires, les prochains passages, les itinéraires et les perturbations en temps réel.

L’objectif n’est pas de remplacer les outils déjà déployés par les opérateurs, mais de les compléter en simplifiant l’accès à une information fiable et actualisée, en particulier lorsque le trafic est perturbé.

Comment se déroule l’expérimentation sur le réseau TBM Transports Bordeaux Métropole à Bordeaux ?

À Bordeaux, nous menons depuis plusieurs mois, avec Keolis, une expérimentation en bêta fermée auprès d’un panel d’usagers. Cette phase nous permet de confronter ALLY à des situations concrètes, d’observer la manière dont les voyageurs formulent leurs demandes et d’améliorer progressivement la qualité de l’expérience proposée.

En parallèle, nous avons lancé ALLY Île-de-France depuis mi-juin, une version accessible directement sur WhatsApp pour consulter des horaires, rechercher un itinéraire ou obtenir des informations sur les perturbations des réseaux de métro, de bus et de RER Réseau express régional . Le service a déjà été expérimenté par plusieurs centaines d’usagers.

Ces deux terrains sont complémentaires : Bordeaux nous permet de travailler étroitement avec un opérateur et un panel ciblé, tandis que l’Île-de-France nous aide à observer les usages sur un réseau particulièrement dense et complexe.

Nous avons travaillé sur la posture, le ton et le caractère

Quelles sont les requêtes les plus fréquentes ?

La recherche d’itinéraire arrive en tête des usages. La valeur ajoutée d’Ally réside dans sa capacité à croiser les données de déplacement avec les informations disponibles sur l’état du trafic.

Lorsqu’un voyageur recherche un trajet entre un point A et un point B, la solution analyse l’itinéraire proposé, les lignes et les arrêts concernés, puis détermine si une perturbation est susceptible d’affecter son parcours. Elle peut ainsi contextualiser l’information trafic et fournir une réponse directement adaptée au déplacement de l’utilisateur.

Un travail particulier a-t-il été mené sur l’expérience utilisateur ?

Oui, nous avons notamment travaillé sur la posture, le ton et le caractère rassurant des réponses. Ally emploie un langage proche de celui d’un agent : elle présente les faits de manière claire, explique la situation et cherche à rassurer l’utilisateur.

Cette simplicité peut être particulièrement utile aux personnes peu familières des applications de mobilité, notamment certains seniors. Sur WhatsApp, il n’y a pas d’interface complexe à prendre en main : l’échange repose essentiellement sur du texte ou des messages vocaux. Cela impose un langage clair, direct et facile à comprendre.

Le recours à WhatsApp évite également de devoir télécharger une application dédiée, une démarche qui peut sembler contraignante pour un usage ponctuel, par exemple lors d’un séjour de quelques jours. Enfin, l’intelligence artificielle permet d’échanger dans plusieurs langues, ce qui renforce l’accessibilité du service.

La rémunération prend la forme d’un forfait mensuel

Quels sont les objectifs de déploiement d’Ally ?

Notre ambition est de déployer Ally dans un grand nombre de réseaux. Nous échangeons déjà avec plusieurs métropoles et opérateurs qui réfléchissent à l’évolution de leurs applications mobiles et à la manière d’y intégrer l’intelligence artificielle : sous la forme d’une interface entièrement pilotée par l’IA ou d’un modèle hybride.

Nous nous inscrivons dans une logique d’accompagnement, afin d’aider chaque réseau et chaque métropole à définir la solution la plus adaptée à ses usages. Nous souhaitons également diversifier notre offre, notamment dans le domaine du tourisme et de l’aéroportuaire.

Sur quel modèle économique repose la solution ?

Le déploiement repose d’abord sur la création d’un socle comprenant le modèle de langage, les règles d’utilisation et la licence métier. La solution est ensuite personnalisée en fonction des besoins et des données propres à chaque réseau.

La rémunération prend la forme d’un forfait mensuel, comparable à un abonnement téléphonique. L’investissement initial peut par ailleurs s’inscrire dans le cadre d’un budget consacré à l’innovation.

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Anne Malagie, product strategist chez BeTomorrow - ©  Julien Calvin Dumas